Financement du programme

8 POINTS IMPORTANTS POUR FINANCER LE PROGRAMME ÉTABLI

1- Rationaliser le schéma institutionnel du financement autour de la CDC

Le nouveau schéma institutionnel que nous proposons consiste à organiser autour de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) le dispositif de financement de l’Etat tels que la Délégation à l’Entreprenariat Rapide (DER), le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP), le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) et la Banque Nationale de Développement Economique (BNDE). Cela permettra aux chefs d’entreprise d’avoir accès à des solutions de financement public et à l’Etat de mettre plus de cohérence dans sa politique de financement de l’économie.

2- Instituer des “fonds patriotes” sectoriels pour financer les PME, les Entrepreneurs et les start-up

Le premier fonds patriotes destiné à financer les « PME Nationales et Entrepreneurs », sera doté d’un montant minimum de 125 Milliards FCFA sur 5 ans 2019 – 2024 soit 25 Milliards de FCFA par an, jusqu’à la fin de notre mandat.

3- Adapter le cadre légal du financement participatif pour des financements innovants.

Il s’agit de définir un cadre juridique pour le financement participatif et les solutions innovantes telles que : l’affacturage inversé, le Crowdfunding ou Crowdlending et de mettre en place une plateforme nationale de financement participatif avec une cible de 1,5 Millions de citoyens.

4- Mettre en place des fonds de pension et d’investissement de la diaspora

Il s’agit de mettre en place un système de retraite pour les immigrés qui ouvriront des comptes d’épargne retraite en devise dans des agences de banques nationales ouvertes à l’étranger pour permettre, à long terme et avec la participation massive des immigrés, l’accumulation de capitaux significatifs nécessaires au financement de programmes infrastructurels rentables ;

 

D’un autre côté, un fonds d’investissement privé des Sénégalais de la diaspora sera mis en place afin de susciter la prise de participation au capital social des entreprises nationales et multinationales.

 

A titre illustratif l’investissement privé pour la réalisation de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, estimé à 61 milliards sur les 148,4 milliards du montant total des travaux (hors libération des emprises exclusivement supportées par l’Etat) avec une concession de 30 ans et des prix au péage exorbitants.

 

Pourtant il suffisait juste de convaincre 150 000 sénégalais de la diaspora et d’ici, de mettre chacun 1 000 000 pour mobiliser 150 milliards FCFA et financer intégralement les travaux et exploiter a des prix plus abordables avec des retombées financières plus avantageuses, des prix au péage plus faibles et d’ouvrir des perspectives de financement pour les autres projets.

5- Mobiliser le secteur privé national dans l’exécution des grands projets de l’Etat en leur accordant des garanties souveraines

Il s’agit d’engagements donnés par l’Etat aux privés nationaux intéressés par un ou plusieurs projets d’infrastructure. Ce mécanisme de financement a le double avantage de réduire le recours aux prêts EXIM Bank qui font travailler les entreprises étrangères sans transfert de technologie avec une dette lourde résultant des surfacturations. Faisant foi à notre secteur privé et convaincus de la nécessité de promouvoir des champions nationaux, nous exploiterons ce créneau pour le financement du train Dakar-Bamako et des ports secs de Kédougou et Kidira ;

6- Réformer l’Administration financière pour plus d’efficacité dans la mobilisation des ressources

“Le potentiel fiscal est estimé à 1695,5 milliards pour l’année 2014 soit 22,4% du PIB contre des recouvrements effectifs de recettes fiscales s’élevant à 1482,5 milliards soit une pression fiscale de 19,6% du PIB. En d’autres termes, l’Etat aurait pu collecter 213 milliards de taxes supplémentaires, soit une marge de progression de 14% qui représente l’effort fiscal, n’eut été l’inefficience technique.” Etude sur l’évaluation du potentiel fiscal du Sénégal  DPEE 2016.

 

La conclusion de cette étude qui ne porte que sur la taxe sur la valeur ajoutée, l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés et les droits de porte rend bien compte de l’énorme marge de manœuvre sur la mobilisation des recettes intérieures puisqu’elle ne prend pas en compte les autres types d’impôts et taxes.

7- Soulager les entreprises du poids de la fiscalité pour une meilleure croissance

Nous passerons progressivement à une fiscalité efficiente compatible avec notre nouveau statut de pays disposant de ressources naturelles que nous comptons gérer dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais. Nous passerons à un taux d’impôt sur les sociétés de 23% en 2023 et les salaires de moins de 250.000 francs seront totalement exonérés d’impôts sur le revenu.

8- Réduire le train de vie de l’Etat pour mieux orienter la dépense publique

En partant des chiffres de la loi de finances initiale pour l’année 2019, on note que la seule suppression du CESE (6 227 590 000) et du HCCT (8 640 000 000) engendrerait une économie de 14 867 590 000 FCFA que nous réinjecterons dans le financement des PME/PMI et des Startups sans compter l’économie qui résulterait de la réduction de la taille du gouvernement.