Sur le Plan Economique

12 - Faire de l’agriculture le fer de lance de notre économie

Diagnostic

 

 

L’agriculture sénégalaise porte les séquelles de mauvais choix hérités de la colonisation et a également beaucoup souffert des politiques de rigueur et des aléas climatiques.

Toutes choses qui ont réduit considérablement sa productivité et sa capacité à satisfaire les besoins.

 

Solutions

 

  • Nous assurerons la maitrise de l’eau et sa gestion rationnelle, dans les régions sahéliennes arides du centre-nord par la réalisation du Canal du Cayor, du Canal du Baol et la relance du projet de revitalisation des vallées fossiles ;

 

  • Nous construirons des barrages anti-sel à l’embouchure du fleuve Casamance afin de

 

“désaliniser” le fleuve et mobiliser sa ressource en eau douce pour le développement de la riziculture locale et de la mangrove ;

 

  • Nous réorienterons les subventions agricoles et réviserons leur mode de gouvernance pour s’assurer de leur efficacité et de leur efficience en faisant notamment la promotion des lignes de crédit pour l’équipement des exploitations familiales en plus des crédits de campagne ;

 

  • Nous favoriserons la mise en place de coopératives agricoles qui permettront aux agriculteurs de mieux s’organiser et de se professionnaliser avec des possibilités d’investissement plus fortes ;

 

  • Nous renforcerons la recherche dans le domaine agricole en mettant sur pied un fonds de recherche appliquée à l’agriculture ;

 

  • Nous fusionnerons les structures d’encadrement en vue de rationaliser les ressources et d’éviter les dédoublements dans leurs domaines d’intervention ;

 

  • Nous renforcerons également les dispositifs d’incitation fiscale à la production intérieure, avec des mesures d’exonération sur les intrants et le matériel d’exploitation ;

13 - Propulser un élevage dynamique

Diagnostic

 

L’élevage se caractérise par une incapacité à répondre aux besoins carnés domestiques, aux besoins en produits laitiers (cause de la facture étouffante d’importation de produits laitiers), une sous-exploitation des sous-produits comme le cuir…

 

 

 

 

 

 

 

 

Solutions

 

  • Nous soutiendrons la création de grandes fermes d’élevage, véritables laboratoires d’application des recherches effectuées sur l’amélioration des races, par des incitations et un accompagnement financier ;

 

  • Nous aménagerons des espaces, des parcelles fourragères et des points d’abreuvage en dupliquant le modèle du Ranch de Dolly dans les zones du Sine-Saloum, du Sud et Sud-Est et nous proposerons des systèmes mixtes intégrant l’agriculture et l’élevage afin d’optimiser l’utilisation des espaces aménagés.

 

  • Nous inciterons la création, dans les Ranch et/ou espaces aménagés, des unités d’abattoirs certifiées, de conservation laitière et de traitement des peaux collectées

14 - Protéger et financer le développement de la pêche maritime et de l’aquaculture

Diagnostic

 

Notre patrimoine halieutique a été, en réalité, dilapidé du fait d’une mauvaise gouvernance qui n’a pas su préserver sa durabilité. Voilà pourquoi notre potentiel halieutique n’est plus en mesure de procurer des revenus décents à nos communautés de pêcheurs, de soutenir la rentabilité de nos industries de pêche et de contribuer convenablement au développement économique et social de notre pays.

 

Le sous-secteur de l’aquaculture, malgré l’intérêt relativement récent affiché par les pouvoirs publics, n’a manifestement pas décollé en raison notamment de l’insuffisance en nombre des fermes pilotes nécessaires pour multiplier les expérimentations, fournir les intrants et permettre l’encadrement de proximité. Il est aussi affecté par des problèmes de gestion des grands domaines de production aquacole aménagés par l’Etat et un manque d’appropriation par les populations locales et le secteur privé

 

Solutions

 

  • Nous réserverons la zone des 12 milles marins (mer territoriale) à l’exercice exclusif de la pêche artisanale pour donner un accès prioritaire à la ressource et aux marchés aux activités de pêche socialement équitables et écologiquement durables ;

 

  • Nous réformerons les Conseils locaux de pêche artisanale (CLPA) et en ferons des associations privées dotées de pouvoirs de gestion plus étendus pour les acteurs privés et réduirons parallèlement les prérogatives de l’Etat qui continuera à y siéger ;

 

  • Nous généraliserons la technologie de géolocalisation des pirogues pour assurer la sécurité des pêcheurs et faciliter les opérations de sauvetage en mer ;

 

  • Nous élaborerons et mettrons en œuvre un Programme National d’Immersion et de Gestion des Récifs Artificiels (PLAN RECIF) pour reconstituer les habitats et écosystèmes marins dégradés par des décennies de mauvaises pratiques de pêche tant artisanales qu’industrielles ;

 

  • Nous mettrons en place un fonds de promotion de l’aquaculture pour accompagner les acteurs qui veulent investir dans les chaînes de valeur aquacole ;

 

  • Nous renforcerons l’encadrement technique et institutionnel des acteurs par la multiplication des centres et stations aquacoles dans les régions et les zones où le potentiel de développement existe ;

 

  • Nous renforcerons le dispositif de surveillance des eaux maritimes sénégalaises et de lutte contre la pêche, non réglementée et non déclarée (Pêche INN)

 

  • Nous veillerons à l’application sans concession de la réglementation sur la pêche maritime

 

(repos biologique, permis de pêche, immatriculation des pirogues, filets à mailles réglementaires) ;

  • Nous allouerons au secteur ses ressources propres (licences de pêche, permis de pêche, cartes mareyeur, amendes, etc.) afin que la pêche puisse financer la pêche ;

15 - Gérer de façon concertée, durable et profitable les ressources naturelles

Diagnostic

 

La question des ressources naturelles engage toute une nation et transcende le mandat d’un homme, d’une génération. Elle doit donc se faire de façon concertée. Notre potentiel minier, longtemps considéré comme négligeable, se révèle de plus en plus abondant et économiquement rentable. Son exploitation doit accompagner la naissance et la croissance d’industries structurées autour de l’extraction et de la transformation des produits et de leurs dérivés.

 

 

Solutions

 

  • Nous allons bâtir, avec tous les acteurs, un consensus national fort et stable pour l’exploitation du sol et sous-sol, notamment du pétrole et du gaz au Sénégal, afin de fournir à l’Etat un appui politique et garantir d’une part la transparence dans la gestion des ressources, en amont comme en aval ; et d’autre part, la prise en compte des défis sociaux et environnementaux ;

 

  • Nous renégocierons les contrats signés sur les blocs pétroliers déjà attribués afin de préserver les intérêts supérieurs du peuple dans l’exploitation de ses ressources ;

 

  • Nous recouvrerons l’impôt dû sur la cession des titres ayant fait l’objet de cession conformément aux dispositions légales déjà en vigueur au Sénégal au moment de la vente ;

 

  • Nous favoriserons l’émergence de champions nationaux avec l’appui réel et efficace de l’État, en profitant des opportunités qu’offre le “contenu local” dans le cadre de l’exploitation du pétrole et du gaz ;

16 - Promouvoir l’industrialisation pour un développement endogène

Diagnostic

 

 

Il nous faut opter pour un modèle alternatif axé sur une transformation structurelle et radicale de notre économie (dont les secteurs clés sont entre les mains de capitaux étrangers), adossée à une bonne politique budgétaire à travers des choix hardis et rationnels dans les politiques de recettes, de dépenses et d’endettement. Ces actions combinées agiront efficacement sur l’activité économique et le niveau de vie du pays à travers le plein emploi, la stabilisation des prix, la croissance économique endogène et l’équilibre extérieur et monétaire.

 

Notre ambition est de promouvoir un effort créatif interne, qui s’appuie sur le génie et le patriotisme des Sénégalais, pour configurer une structure productive adaptée aux potentialités spécifiquement nationales et aussi tenter de tirer parti des ouvertures mondiales, mais, en priorité, sous régionales et régionales.

Cette productivité sera assise sur le renforcement des infrastructures de transformation, de conservation et de commercialisation des productions dans les filières de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et des ressources naturelles avec une meilleure intégration dans la filière industrielle.

Nous donnerons la priorité au développement de petites et moyennes industries avec des initiatives ciblées, dans certaines filières, et nous promouvrons la migration vers quelques grands champions avec l’ambition de conquérir rapidement et progressivement les marchés de la sous-région et de l’Afrique ;

 

Solutions

 

  • Nous mettrons en place des institutions financières adaptées aux besoins de financement des entreprises ;

 

  • Nous développerons au niveau des pôles régionaux de développement économique, des zones industrielles par blocs métiers dont certaines seront dédiées à l’export (regroupant chercheurs, enseignants, développeurs et industriels dans les domaines sectoriels prioritaires) ;

 

  • Nous garantirons l’approvisionnement des industries locales en réservant un quota minimal des matières premières extraites au Sénégal à la production locale ;

 

  • Nous promouvrons l’émergence de capitaines d’industrie nationaux avec des mécanismes d’accompagnement sur le financement, la fiscalité et la formation ;

17 - Fournir une énergie durable et de l’eau potable accessibles à tous

Diagnostic

 

Le coût de production électrique reste parmi les plus élevés de la sous-région et représente un frein majeur à la croissance économique du pays. L’évolution de la compensation versée à SENELEC (170 milliards en 2018) démontre à suffisance la forte dépendance de nos coûts de production d’électricité vis-à-vis de l’évolution des prix du pétrole sur le marché ; mieux elle prouve l’équilibre fragile et instable du secteur de l’énergie.

 

Une bonne gestion des ressources hydrauliques est un facteur clé pour un développement économique et social inclusif. Avec l’absence d’un cadre institutionnel autonome et indépendante, le secteur de l’eau souffre de problèmes devenus structurels tant en milieu urbain que rural.

 

Solutions

 

  • Nous voterons un code de l’électricité qui prendra en charge les réformes institutionnelles du secteur de l’énergie et les réformes organisationnelles des différents sous-secteurs ;

 

  • Nous fusionnerons l’Agence Nationale pour les Energies Renouvelables (ANER) et l’Agence pour L’Economie et la Maîtrise de l’Energie (AEME) pour en faire une agence de développement des énergies renouvelables et de promotion de l’efficacité énergétique et recentrerons l’Agence Sénégalaise d’Electrification Rurale (ASER) dans ses missions de maîtrise d’ouvrage délégué ;

 

  • Nous restructurerons la SENELEC qui deviendra une holding dotée de filiales centrées sur la production, le transport et la distribution, avec une mise en concurrence effective sur les segments production et commercialisation sur le moyen terme ;

 

  • Nous réduirons le prix du kWh d’électricité jusqu’à 60 francs CFA, à l’horizon 2022, en positionnant le gaz domestique comme principal moyen de production de base, en remplacement du fioul et en complément des énergies renouvelables, y compris l’hydroélectricité ;

 

  • Nous poursuivrons le bouclage du pays en haute tension 225 kV pour améliorer la qualité du service électrique dans toutes les régions du Sénégal en renforçant la modernisation du réseau de transport en téléconduite et en supervision ;

 

  • Nous développerons un programme national d’électrification rurale pour atteindre l’accès universel à l’électricité en 2030, prioritairement à travers le développement et le maillage du pays en réseau moyenne tension 30 kV complété par des projets hors réseau, avec l’appui du « contenu local » (secteur secondaire) et le développement d’activités productives ;

 

  • Nous renforcerons le sous-secteur des hydrocarbures et des combustibles domestiques à travers l’augmentation des capacités de raffinage et de stockage des hydrocarbures et l’appui de l’artisanat local à la production de moyens de cuisson plus efficace ;

 

  • Nous renforcerons les interconnexions avec les pays voisins afin de promouvoir l’opérationnalisation du marché régional de l’électricité ;

 

  • Nous réformerons le modèle de gestion de l’hydraulique rurale avec l’Office de Forages Ruraux (OFOR) en tenant compte des revenus des populations afin d’apporter les correctifs nécessaires ;

18 - Structurer le secteur privé autour des PME/PMI

Diagnostic

 

Il nous faut promouvoir, sans complexe, une bourgeoisie industrielle nationale, qui doit prendre le dessus sur une bourgeoisie compradore et/ou exportatrice, et qui va s’allier aux ouvriers d’industrie et à la classe moyenne salariée autour d’un consensus national sur des objectifs stratégiques à atteindre.

 

Nous optons donc pour un secteur privé structuré autour d’un tissu dense et diversifié de petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI) adossé à des organisations patronales fortes et véritables moteur de la croissance.

 

 

 

Solutions

 

  • Nous amenderons la Loi sur les PME dans le sens de préciser les définitions des acteurs à savoir Entrepreneur, Très Petite Entreprise, Petites et Moyenne Entreprises en tenant compte de leur secteur d’activité, afin que les orientations fiscales aient un impact positif sur chaque type d’acteur.

 

  • Nous militerons, au sein de la Banque centrale, pour une réorientation des politiques de financement des banques commerciales ;

 

  • Nous ferons de la Caisse de Dépôts et Consignations une holding forte avec des filiales spécialisées dans les filières de l’agro-business, de l’industrie, de l’hôtellerie, de l’immobilier et des travaux publics ;

 

  • Nous mettrons en place, dans chaque région une Maison des Entreprises (ME) regroupant en un seul lieu tous les services d’appuid’accompagnement et de formation à l’entrepreneuriat (Incubateur Public) et nous définirons le statut de l’entrepreneur afin d’optimiser l’action publique de l’État et de supprimer les cloisons artificielles instaurées entre les services destinés à l’entreprise. ;

19 - Protéger le secteur du commerce pour impact positif sur les ménages

Diagnostic

 

Le commerce de gros et demi-gros et de détail est principalement contrôlé par des étrangers et de plus en plus dérégulé par l’implantation des grandes surfaces. La faiblesse des prix appliquée par celles-ci attire de plus en plus de consommateurs pendant que les commerçants tirent la sonnette d’alarme sur l’avenir de leurs activités.

 

Le Sénégal en matière de commerce extérieur est confronté à une réelle extraversion. En réalité, les exportations constituées principalement de produits de base c’est-à-dire de produits qui ne sont pas encore transformés sont largement dépassées par les importations constituées essentiellement de produits manufacturés.

 

Solutions

 

  • Nous renforcerons techniquement  et  financièrement  les  Chambres  de  Commerce d’Industrie et d’Agriculture (CCIA) pour un déploiement optimal dans les pôles régionaux ;

 

  • Nous redéfinirons les fonctions de détaillant, de demi-grossiste, de grossiste et procèderons à l’encadrement des hypermarchés et des grandes surfaces pour assainir le secteur de la grande distribution ;

 

  • Nous dénoncerons l’Accord de Partenariat Economique (APE) dans sa forme actuelle et nous mettrons plus de cohérence dans notre politique commerciale au regard des différents engagements internationaux (OMC, UEMOA, CEDEAO, ZLEC) et consolider l’union douanière pour la réalisation du marché commun ;

 

  • Nous réviserons la loi sur les transactions électroniques et nous accélérerons le programme national d’adressage des habitations et des entreprises ;

 

  • Nous favoriserons l’émergence de plateformes génériques de commerce électronique dédiées à la production locale (agriculture, pêche, élevage, tourisme, artisanat) ;

20 - Reconquérir le levier monétaire pour une économie forte

Diagnostic

 

Le système monétaire dans lequel évolue le Franc CFA est conçu et appliqué pour maintenir celui-ci dans la captivité et la dépendance. L’arrimage fixe à l’Euro fait du Franc CFA une monnaie surévaluée, déconnectée de la réalité et de la taille de nos économies sous-développées. Il rend nos pays non compétitifs à l’exportation confinée aux matières premières brutes, desquelles nous obtenons de faibles prix qui aggravent davantage la détérioration des termes de l’échange.

 

 

 

 

Solutions

 

  • Nous optons pour une sortie graduelle prudente de ce système monétaire appauvrissant car les banques centrales ayant perdu toute initiative de change, pour maintenir ce taux de réserves, compriment nos économies et réduisent l’activité interne par une limitation des

 

émissions monétaires. A cet effet nous optons pour la révision des accords monétaires (FCFA) avec la France avec un plan de sortie de la zone FCFA ;

21 - L’art et la culture pour un tourisme intégré et une société épanouie

Diagnostic

 

L’artisanat, pilier non négligeable de notre politique de substitution des importations, est un excellent levier d’accompagnement du tourisme tout en constituant une alternative pour la satisfaction de la demande locale en biens et services.

 

Le tourisme souffre, entre autres, d’un déficit de connectivité aux marchés cibles, d’une offre peu diversifiée et insuffisamment compétitive, d’une faiblesse de la qualité des services, d’un manque de main-d’œuvre formée et qualifiée, et d’un déficit de promotion de la destination Sénégal. S’y ajoutent les problèmes environnementaux, parmi lesquels l’avancée de la mer qui menace les réceptifs sur tout le littoral.

 

Solutions

 

  • Nous proposerons une loi portant statut de l’artiste et des professionnels de la culture après une concertation large et ouverte à tous les acteurs, créateurs et autres professionnels des arts, de la culture et de la communication ;

 

  • Nous lancerons un grand programme en faveur de la création de contenus culturels numériques en mettant l’accent, par exemple, d’une part sur les arts graphiques, photographiques et cinématographiques, et d’autre part sur les musiques traditionnelles et modernes.

 

  • Nous inciterons les collectivités locales à créer des centres socio-culturels dotés des bibliothèques communales et scolaires sur les fonds de dotation des communes et la coopération ;

 

  • Nous soutiendrons les évènements culturels majeurs, qui ont vocation à faire du Sénégal une plateforme d’expression culturelle dans des périodes ciblées ;

 

  • Nous créerons un nouveau pôle touristique sur la grande côte, pour désengorger la petite côte déjà durement frappée par l’érosion côtière ;

 

  • Nous allons promouvoir le tourisme religieux et le tourisme intérieur en incitant l’organisation de circuits pour les évènements religieux et les voyages de découverte ;

 

  • Nous renforcerons les capacités techniques dans les métiers de l’art et de la culture par des formations appropriées et un perfectionnement soutenu pour leur permettre d’être plus compétitifs ;

 

  • Nous augmenterons la part des Très Petites Entreprises et des Moyennes Entreprises locales dans la commande publique de 15% à 40% ;

 

  • Nous favoriserons la création d’une industrie cinématographique et musicale moderne pour la production de contenu plus compétitive.

22 - Veiller à l’équilibre de l’écosystème et préserver l’environnement pour un cadre de vie assaini

Diagnostic

 

Le Sénégal fait face à des atteintes graves telles que l’avancée rapide de la mer sur tout son flanc maritime ouest et du désert au Nord, la salinisation des terres agricoles au sud, les exploitations minière et forestière sauvages au sud, sud-est et à l’ouest, etc.

L’évolution générale des ressources naturelles est marquée par l’accélération du processus de

dégradation écologique dans un contexte de crise climatique sévère dont les effets sont aggravés par les modèles non durables de consommation et de production avec des activités mal planifiées.

 

 

 

 

Solutions

 

  • Nous consacrerons les investissements nécessaires à la réalisation de l’objectif consistant à contenir l’avancée de la mer et les périls liés à la dégradation et à l’occupation illégale des domaines publics maritimes et fluviaux ;

 

  • Nous mettrons un accent particulier sur la réalisation du volet sénégalais de la Grande Muraille Verte, projet conçu dans le cadre de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille

 

Verte (APGMV) ;

 

  • Nous développerons un Plan Résilience Climat (PRC) pour une gestion efficace des risques de catastrophes (érosion côtière, inondations, sécheresses), une protection des systèmes de production (agriculture intelligente face au changement climatique, élevage, pêche, industries, infrastructures, etc.), une sauvegarde des écosystèmes naturels terrestres, aquatiques, lacustres et marins (faune et flore composant la biodiversité) et une restauration des terres dégradées surtout en zones salées ;

 

 

  • Nous promouvrons un Système d’Assainissement de l’Environnement du Cadre de Vie par la mise en place d’un Centre National de Surveillance de la Qualité de l’Air et du Milieu dans les centres urbains avec des matériels de mesure appropriés permettant d’alerter sur les pollutions de l’air ;

 

  • Nous faciliterons l’accès aux services sociaux de base et la promotion de petites et moyennes entreprises et industries (PME-PMI) spécialisées dans le traitement et la valorisation des déchets par le développement de technologies au point et efficaces.

 

  • Nous soutiendrons les Actions de Transition Energétique pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre par la promotion des énergies renouvelables, le développement du mix énergétique dans la fourniture de services aux grands centres urbains, l’efficacité énergétique dans les habitations, le développement d’une économie sobre en carbone et la promotion d’emplois verts ;

 

  • Nous renforcerons l’Offre de Formation sur la Gestion de l’Environnement et du Cadre de Vie par l’introduction de nouveaux curricula et modules de formation en *
  • adéquation avec les besoins en compétences institutionnelles, techniques et scientifiques que nécessite la prise en charge des enjeux et défis environnementaux ;

 

  • Nous mettrons en place un « Bureau Prospective, Stratégie et Action » (BPSA) pour l’environnement doté d’un Think-thank et d’une task-forcecapables de capitaliser les initiatives environnementales, de développer des projets et de mobiliser des financements pour une meilleure gouvernance du secteur de l’environnement avec la participation effective des élus locaux ;

 

  • Nous mettrons en place un Fonds Souverain pour l’Environnement (FSE) alimenté par les recettes tirées de l’exploitation des ressources naturelles pour financer des projets comme les Plans Climat Territoire Intégré (PCTI) et créer des emplois en rapport avec l’économie verte et propre utilisant les énergies renouvelables surtout en milieu rural capables de soutenir les systèmes de production.

23 - Mieux planifier l’urbanisation pour un meilleur habitat

Diagnostic

 

L’image de beaucoup de quartiers bondés sans infrastructures de qualité, avec des eaux stagnantes, des ruelles étroites, des maisons sur le point de s’écrouler est la résultante d’une absence de planification qui a installé un habitat chaotique au Sénégal. La politique d’habitat de l’Etat semble jusque-là être limitée à une politique du logement qui néglige de façon incompréhensible d’autres éléments comme l’accessibilité, les infrastructures et d’autres paramètres socio-économiques.

 

 

 

 

Solutions

 

  • Nous veillerons au contrôle strict du respect des normes et des règles en matière de construction et d’urbanisme (voiries, environnement, infrastructures publiques, harmonisation etc.) par la mise en place d’un centre de contrôle technique national;

 

  • Nous renforcerons et nous recentrerons la BHS, la SICAP, la SN HLM dans leurs missions pour garantir un accès massif au logement social ;

 

  • Nous mettrons en place des centres de formation aux métiers de l’habitat et de la construction pour pallier le manque de qualification des ressources humaines (maçonnerie, électricité, plomberie, carrelage, peinture) ;

 

  • Nous redéfinirons les critères du logement social qui ne sont accessibles qu’à la classe moyenne sénégalaise par la gratuité de terrains aux promoteurs publics pour une production de masse et l’élaboration de critères basés sur les revenus ;

 

  • Nous impulserons un vaste programme de construction de logements sociaux et nous soutiendrons l’avènement progressif de véritables filières nationales de production de matériaux de construction ;

24 - Réorienter la formation professionnelle pour une meilleure employabilité

Diagnostic

 

Nos universités forment essentiellement des demandeurs d’emplois qui ont une formation générale et sont sans qualification dans les compétences dont les entreprises ont besoin. A l’insuffisance des filières à vocation professionnelle s’ajoute l’inadéquation entre formation et emploi : les universités étant orientées plus sur l’enseignement universitaire général.

 

Solutions

 

  • Nous allons promouvoir un accès équitable et démocratique de tous à l’enseignement supérieur en renforçant la carte universitaire du pays et en tenant compte d’une répartition géographique équitable de l’offre d’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire sénégalais ;

 

  • Nous mettrons en place un programme spécial de résorption du gap en infrastructures pédagogiques et sociales dans les établissements d’enseignement supérieur en mobilisant effectivement les ressources nécessaires dans une planification réaliste ;

 

  • Nous réorienterons les établissements d’enseignement supérieur vers un enseignement plus professionnalisant et de qualité. Cela passera par la généralisation des Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) dans les 45 départements du pays et la participation active du monde socio-professionnel à la conception et à la mise en œuvre des programmes d’enseignement grâce à de nouveaux modèles de partenariat dynamiques et mutuellement avantageux ;

 

  • Nous résorberons le déficit en personnel d’enseignement et de recherche (PER) des universités publiques afin d’améliorer le taux d’encadrement faible comparé aux normes internationales avec l’objectif d’un taux d’encadrement adéquat à l’horizon 2024 ;

 

  • Nous optimiserons la gouvernance des établissements d’enseignement supérieur en pérennisant les contrats de performance axés sur les résultats qui les lient à l’Etat et en instaurant l’élection par les pairs pour certains postes du top management des universités, notamment pour les postes de Recteur, Vice-recteur et Secrétaire général.

 

  • Nous augmenterons le taux d’accès à la formation professionnelle par la diversification des offres de formation, la construction d’infrastructures modernes et la dotation d’équipements pédagogiques ;

 

  • Nous renforcerons la carte nationale des établissements de formation professionnelle et créerons dans les universités publiques, des facultés/UFRs des Sciences Technologies

 

Ingénierie et Mathématiques (STEM) pour l’orientation des bacheliers techniques et la promotion de l’innovation technologique ;

 

  • Nous améliorerons la qualité des enseignements en adaptant les programmes d’enseignement professionnel à l’évolution technologique et aux besoins de l’économie sénégalaise et en généralisant la formation duale en alternance école-entreprise ;

 

  • Nous délivrerons les agréments de création d’établissement de formation professionnelle dans le respect des textes réglementaires et mettrons en place un système efficace de suivi-évaluation des établissements privés de formation ;

 

  • Nous augmenterons les ressources financières publiques allouées à l’enseignement technique et à la formation professionnelle et accompagnerons l’insertion des diplômés par la mise en place de mesures incitatives à l’auto-emploi ;

25 - Faciliter la circulation des personnes et des biens

Diagnostic

 

 L’essentiel des ressources (principalement empruntées) a été utilisé pour des financements d’infrastructures certes importantes, mais non prioritaires concentrées essentiellement sur Dakar, avec une légère expansion sur les axes Mbour-Thiès et Touba.

 

Le transport ferroviaire a connu une décrépitude accélérée ces dernières années. La voie entre Dakar et Bamako qui seule avait survécu est aujourd’hui à l’agonie du fait d’une mauvaise privatisation suivie d’une mauvaise reprise qui traduisent un affairisme d’État flagrant. Elle ne peut plus répondre aux attentes en termes de transport de marchandises ni de passagers.

 

 

 

Solutions

 

  • Nous établirons un plan directeur ferroviaire qui accordera la priorité à l’axe Dakar-Bamako avec des ports secs à Kaolack, Kidira et Kédougou ainsi qu’aux voies intérieures pour désenclaver le maximum de localités ;

 

  • Nous renforcerons la formation de ressources humaines qualifiées et bien formées aux dernières avancées technologiques dans le domaine ferroviaire pour un usage optimal et la maintenance des infrastructures ;

 

  • Nous implanterons des infrastructures de pêche en privilégiant les grands centres de pêche et de transformation le long de la côte;

26 - Mettre le numérique au service de la création de valeurs

Diagnostic

 

Notre pays reste globalement consommateur et importateur de contenus, de services et d’équipements dans le domaine du numérique. Les ressources humaines spécialisées de haut niveau sont très insuffisantes, avec une perte régulière de nos meilleurs talents qui préfèrent s’expatrier en Europe ou en Amérique du Nord.

 

Dans l’administration, les démarches restent toujours pénibles, on demande toujours aux usagers les mêmes papiers d’un service à l’autre dans la même Administration et globalement les services publics restent inaccessibles pour la grande majorité des populations.

 

 

 

Solutions

 

  • Nous inscrirons dans la Constitution le droit d’accès universel aux TICs et la protection des données personnelles et nous proposerons une loi-cadre sur le numérique en mettant en place un cadre de mutualisation des infrastructures publiques numériques ;

 

  • Nous créerons un ministère du numérique fort et responsable de tout le secteur et nous harmoniserons les textes existants afin d’éviter les conflits de compétence entre institutions et mettrons en place un dispositif multi-acteurs pour permettre la réflexion prospective sur les grandes orientations stratégiques pour une meilleure gouvernance du secteur ;

 

  • Nous créerons une loi spécifique aux contrats de services de communications électroniques et une instance de régulation des données et des services innovants pour protéger les consommateurs ;

 

  • Nous adopterons des référentiels de sécurité validés par des organismes dédiés et nous mettrons en place des Datacenters souverains, publics et privés, connectés à très haut débit sur internet avec des tarifs d’hébergement compétitifs par rapport à l’offre internationale en pérennisant l’interopérabilité des réseaux, services et applications numériques au sein de l’Administration ;

 

  • Nous combattrons la cybercriminalité et promouvrons la cybersécurité en renforçant la recherche et le développement (R&D) en matière de technologie de sécurité et ainsi assurer progressivement notre propre autonomie en commençant par les grands registres de l’Etat pour assurer la souveraineté numérique ;

 

  • Nous procèderons au reprofilage des curricula de la formation dans le numérique et mettrons en place de nouveaux parcours pédagogiques et d’apprentissage conformes aux besoins du secteur du numérique. Nous signerons un accord-cadre entre l’Etat et les entreprises de services numériques (ESN) pour la mise en place effective de la formation perpétuelle et alternée dans le domaine du numérique pour des ressources humaines de qualité.

 

  • Nous adopterons de nouveaux textes instituant l’obligation de mutualisation des infrastructures dans une démarche concertée avec tous les acteurs en adoptant le principe de la neutralité technologique et en autorisant l’installation d’opérateurs alternatifs locaux dans les zones insuffisamment couvertes par les opérateurs existants. Nous faciliterons l’installation de câbles sous-marins au nord et au sud du pays pour améliorer la redondance de la connectivité nationale et développer les activités et les emplois dans les zones les plus éloignées de la capitale.

 

  • Nous faciliterons l’installation de câbles sous-marins au nord et au sud du pays pour améliorer la redondance de la connectivité nationale et développer les activités et les emplois dans les zones les plus éloignées de la capitale.

 

  • Nous soutiendrons par des financements innovants les initiatives de création de laboratoires numériques publics dans toutes les capitales régionales et départementales. Nous créerons un fonds à participation publique et privée pour financer l’amorçage des startups et des projets innovants

 

  • Nous ferons un recensement intégral et biométrique de toute la population pour reconstituer définitivement un état civil sans exclusive de tous les sénégalais, afin de fiabiliser à l’avenir et de manière définitive et sécurisée tous les fichiers de personnes physiques du pays et nous mettrons en place un fichier biométrique des étrangers

 

  • Nous redynamiserons le Plan National Géomatique afin que toutes les infrastructures du pays soient répertoriées. Les entités publiques vont s’appuyer sur les acteurs privés spécialisés en la matière à cette fin. L’Etat mettra en place le dispositif organisationnel et de coordination pour piloter et centraliser les données dans une seule base de données nationale publique.

 

  • Nous adopterons une loi d’orientation sur l’Administration électronique qui encadrera, entres autres, l’ouverture des données publiques de même que nous nous engageons à bâtir une nouvelle plateforme intégrée du système d’information de l’Etat basée sur la collaboration et l’interopérabilité ; à bâtir des services interactifs avec les usagers de l’administration et leur délivrer les services dont ils ont besoin de manière totalement dématérialisée.

 

  • Nous créerons des modèles standards d’atelier numérique, avec des espaces de co-working, des salles multimédia de présentation et de formation et des fablab, accompagné de modèles de gouvernance et de business plan. Nous mettrons en place une réglementation favorisant les initiatives sur les projets innovants et nous lancerons des projets pilotes dans les drones, l’IOT, la Blockchain, l’intelligence artificielle et le Bigdata.